Bienvenue!
J'ai créé ce blog dans le but de pouvoir donner mon point de vue et débattre sans aucune censure (dans les limites de la charte de ce blog - insultes, racismes...) sur l'actualité, sur des thèmes généraux, sur des articles...
Tout le monde est le bienvenu quelles que soient ses idées et orientations politiques.
La seule et unique règle est de débattre. J'attends donc vos remarques et idées! ^_^
Pour obtenir un HLM, voici un tableau sur les plafonds de ressources pour l’année 2008 (arrêté du 3 décembre 2007 : JO du 13 décembre 2007 – à comparer avec l'avis d'imposition établi en 2006).
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Cat. ménage
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Paris&communes limitrophes
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I-D-F/hors Paris&Communes limitrophes
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Autres régions
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1 personne seule
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23.553
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23.553
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20.477
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2 personnes sans personne à charge, à l'exclusion des jeunes ménages
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35.200
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35.200
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27.345
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3 personnes ou 1 personne seule avec 1 personne à charge, ou jeune ménage sans personne à charge (couple marié ou concubins ou partenaires Pacsés dont la
somme des âges est au plus égale à 55 ans.)
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46.144
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42.314
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32.885
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4 personnes ou 1 personne seule avec 2 personnes à charge
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55.093
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50.683
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39.698
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5 personnes ou 1 personne seule avec 3 personnes à charge
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65.548
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60.000
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46.701
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6 personnes ou 1 personne seule avec 4 personnes à charge
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73.759
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67.517
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52.630
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Personne supplémentaire
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+ 8.218
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+ 7.523
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+ 5.871
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Notons que la société Neubauer fera un chèque de 4% (soit 4.000 euros) du montant de la valeur estimée de l’œuvre à Raynaud pour indemnisation …
Cette loi est valable pour les artistes, mais aussi pour les architectes.
Donc si votre maison ou un immeuble est conçu par un architecte et vous décidé de faire des travaux, de la déco, etc., sans son accord, l’artiste peut demander sa destruction…
La dernière ineptie ?
Daniel Buren, le sculpteur des colonnes rayées du Palais Royal (construit en 1986), à Paris, a envisagé de les faire démolir si rien n'était fait rapidement pour les remettre en état…
Et oui, si vous acheter une œuvre contemporaine, vous avez le devoir de l’entretenir… Sous peine de voir l’artiste ordonner sa destruction !
Qu’est ce qui le frustre au point de vouloir détruire son « œuvre » ?
Selon lui, «il n'y a plus d'eau depuis huit ans dans l'installation »… et «il n'y a plus d'électricité non plus (…) C'est une forme de vandalisme».
Rappelons une déclaration de l’artiste : «Je n’expose pas des bandes rayées, mais des bandes rayées dans un certain contexte»…
Le montant global des travaux est estimé à 14 millions d'euros pour l'ensemble du Palais Royal, dont environ 3,2 millions pour la cour d'honneur où sont
les colonnes de Buren…
Et oui, si vous désirez acquérir une œuvre, il faut avoir les moyens !!! Et ces moyens, c’est nous qui les donnons par nos impôts… :(
Mais aurait-il fait détruire ces colonnes (au frais de l’état) ?
Notons une de ces déclarations : « J’ai moi-même demandé la destruction de sept oeuvres différentes, situées dans sept villes de France qui, de Marseille à Paris, ponctuaient la «Marche des
Marseillais» lors de la Révolution Française. Car ces pièces, dons de l’Etat aux villes en question, étaient pour la plupart laissées à l’abandon. J’ai, après des années de batailles diverses et
variées, obtenu gain de cause: toutes ces œuvres ont aujourd’hui été démontées et ont disparu. »
Notons que l’éclairage de la tour Eiffel ou de l’arche de la défense, sont considérés comme des œuvres d’art, et qu’à ce titre, on ne peut pas les prendre à photo (et les utiliser) sans une compensation financière…
Cette situation est vraiment inadmissible.
Sous prétexte de protection de l’œuvre d’artistes (essentiellement contemporains…), malgré que ce dernier ai été rémunéré, il garde tous les droits sur son œuvre !
L’ADAGP (société française de gestion collective des droits d'auteur dans les arts visuels) précise qu’«il est interdit de porter atteinte à l'intégrité d'une oeuvre d'art», même quand on en est le propriétaire. Car «le droit moral de l'artiste est perpétuel et inaliénable. Le domaine artistique constitue le seul secteur où le droit de propriété est moins fort que le droit d'auteur.»
Une fois qu’un artiste a vendu son œuvre, elle devrait rester la propriété unique de l’acheteur. En cas de revente ou autre, l’auteur ne devrait pouvoir rien dire !
Src : LCI & 20 minutes
Commençons par un peu d’histoire :
Le régime spécial :
- des marins date de 1709.
- de la Banque de France date de 1806.
- de la Comédie française date de 1812.
- minier date de 1894.
- des chemins de fer date de 1855. Il fut unifié en 1909 et préservé en 1937 avec la création de la SNCF…
Rappel du déséquilibre démographique :
500 000 actifs financent 1,2 million de retraités ou ayants droit.
SNCF : 300 000 pensionnés pour 185 000 actifs.
RATP : 44 000 pensionnés pour 40 000 actifs.
EDF et GDF : 149 000 pensionnés pour 144 000 actifs.
Autant, le nombre des agriculteurs à la retraite comparé aux actifs s’explique par le nombre de ferme qui ferme… Autant le nombre de salariés de ces grands groupes en expansions n’a pas fortement
diminués… Qu’est ce qui explique donc cette différence de rapport avec le privé, sinon une durée de retraite supérieure ?
Pour info, les Charbonnages de France comptent 16.000 mineurs.
Les sept principaux régimes spéciaux représentent environ 6 % du total des pensions et sont équilibrés par des subventions publiques (4,8 milliards d'euros en 2007)…
Le principe de ces régimes de retraite, c’est qu’ils prennent en compte la pénibilité des métiers. Seulement, je me pose une question, un agent de conduite
travaillant actuellement jusqu'à 50 ans a-t-il un métier aussi dur qu’un minier ???
Rappelons que la retraite est calculée, comme dans la fonction publique, sur le salaire des six derniers mois (au lieu des 25 meilleures années pour les salariés du privé).
Elle est indexée sur les salaires de l’entreprise et non sur les prix (comme pour le privé et les fonctionnaires – depuis 2003).
Le maximum de pension est atteint après 37 ans et demi. Il n’est pas appliqué de décote (5 % par année manquante avec la réforme Fillon) pour les carrières incomplètes…
La retraite des cheminots est calculée sur 88% de leur salaire…
L’indexation des retraites est sur les salaires.
Le gouvernement a fixé trois fondamentaux. Une durée de cotisation de 40 ans, une décote et l'indexation sur les prix.
La réforme doit se faire progressivement entre juillet 2008 et décembre 2012.
Notons que sur les 160 000 cheminots, 60 000 travaillent en horaires décalés, de nuit ou le week-end… 100 000 cheminots profitent donc d’un régime spécial sans aucune justification !!!
La pension moyenne servie aux cheminots retraités (droits directs) est de 1 620 euros par mois. Dans le secteur privé, la retraite moyenne d'une personne ayant eu
une carrière complète est de 1465 euros.
Grâce à un jeu de bonifications la plupart des conducteurs de train partent à la retraite à taux plein au bout de 30 ans de carrière mais avec une pension équivalente à 37,5 années de service
(environ 2000 euros par mois) et une espérance de vie proche de 30 ans… Les salariés du privé ont en moyenne 22 ans de retraite pour 40 années d'activité.
Pour revenir un peu sur les avantages des salariés de la SNCF.
Une informaticienne a précisé que la gratuité des trains est réelle lorsque la réservation n'est pas obligatoire. Dans les autres cas, la gratuité est possible 8 trajets par an. Il faut également
qu’il paye la réservation…
Le régime général
Les comptes à court terme de la branche vieillesse ne sont pas bien portants…
4,6 milliards d'euros de déficit en 2007 et 5,7 milliards en 2008 !
Le besoin de financement sera donc de plus en plus grand (à cause du baby boom). Ainsi, actuellement, il y a 182 cotisants pour 100 retraités. En 2050, ce sera 121 pour 100…
En 2020, le besoin de financement du système de retraite sera de l'ordre de 1 point de PIB soit 25 milliards d'euros.
Le Conseil d'orientation des retraites (COR) rappelle donc que pour assurer la pérennité de notre système de retraite, on doit agir sur différents leviers d'action (le niveau des pensions, les
recettes, l'âge de départ). Ces plans d’actions devront être faits dans la clarté et dans la cohérence en 2008…
Pour le gouvernement, il faudra sûrement augmenter la durée de cotisation, pour toucher une retraite à taux plein, à 41 ans en 2012 et 41,5 ans en 2020 (compte tenu des dernières prévisions
démographiques de l'Insee).
Mais revenons sur les grèves.
A la SNCF, il faut savoir qu’en 2000, il y a eu 569 conflits. En 2005, il y en avait 460 !!!
Non, ce n’est pas une erreur. Il y a plus d’un conflit (heureusement, pas à chaque fois nationale…) par jour de l’année !!!
Petit retour sur les principales grèves de la SNCF :
- Du 8 novembre 1986 au 9 janvier 1987 :
Les guichetiers protestent contre la suppression de la « prime de saisie sur ordinateur » (Baisse de rémunération de 300F à l’époque)… Les agents de la conduite suivent le mouvement contre un
projet de grille salariale « au mérite ».
Coût de la grève : plus de 3 milliard d’euros…
- Novembre-décembre 1995 :
Plan Juppé (réforme des retraites des régimes spéciaux)…
La France est paralysée pendant trois semaines.
- Mars-Avril 2001 :
Le projet « cap client » de réorganisation par activité de la SNCF : Grève générale…
A partir du 14 novembre, la RATP et la SNCF ont été en grève pendant 9 jours (un peu plus pour quelques résistants…).
Tous les syndicats avaient appelé à la grève, à l’exception de la CFE-CGC et la FGAAC.
Notons qu’à la SNCF, les syndicats représentent près de 97 % des salariés… On est bien loin de la représentativité dans le privé…
La différence avec le 18 octobre, la FGAAC (fédération autonome des agents de conduite) a conclu un accord avec la SNCF et n’a donc pas appelé à la grève.
La FGAAC (2,9 % des cheminots - 29,3% des agents de conduite) avait entamé des négociations avec la direction dès le 18 octobre au soir. Elle a négocié et a finalement accepté la proposition
d’Anne-Marie Idrac, présidente de la SNCF, qui prévoit une hausse de salaire de 1% par année travaillée supplémentaire à partir de 50 ans.
Autres différences ?
La volonté des syndicats.
La CGT a risqué le plus gros… D’un coté, c’est le premier syndicat dans les entreprises concernées par la réforme (SNCF, RATP, EDF-GDF) et veut donc les défendre. De l’autre, la moitié de ces
membres sont du privé et elle doit donc défendre le principe d'égalité pour tous les salariés… Tiré des deux cotés, elle risque de perdre pas mal de membres…
Au début, SUD Rail expliquait que "le but n'est pas de s'installer dans la grève mais de donner un message fort au gouvernement"… Pourtant ce sont les derniers à avoir arrêté la grève, après
avoir tenté de la généraliser… D’ailleurs, on voit toute la mentalité du Sud qui avait précisé que les premiers pénalisés sont… les grévistes…
La grosse différence avec le 18 octobre, c’est que la grève était reconductible. Elle a ainsi duré 9 jours consécutifs… Je reviendrais sur ce point un peu plus loin.
Bien qu’on les ait moins entendus, les salariés d’EDF et de GDF, ainsi que ceux de l'Opéra de Paris et la Comédie française l’ont été également.
Ainsi, 28% des salariés d’EDF (contre 43% le 18/10) et 31,2% de GDF (contre 45,5%) étaient en grèves.
La grève du 18 octobre, à l'appel des huit syndicats de cheminots, avait été suivie par 73,5% de grévistes.
A la SNCF, 46 TGV sur 700, 10 Corail et quelques TER avaient circulés.
A la RATP, c’est 58% des salariés qui étaient en grève.
Le 14 novembre, la grève a démarré fort. Ainsi, le trafic SNCF était très perturbé au plan national.
Mais un peu moins que pour le 18 octobre.
En terme de taux de grévistes, on en a eux 61,5% le mercredi 14, 42,8% le 15 et 32,2% le vendredi 16.
Ce qui nous a donné en termes de trafic, 90 TGV (contre 700 en temps normal) ainsi que 10 trains Corail.
Le trafic TER était très perturbé dans toutes les régions. 2.000 autocars de substitution étaient proposés.
En Ile-de-France, seulement quelques rare RER circulaient… 1.000 bus complétaient le dispositif.
Dès le lendemain, le trafic SNCF a repris… doucement. Ainsi, 150 TGV ont circulé jeudi, ainsi que 50 trains Corail et 1 TER sur 3.
A la RATP, ce fut plus difficile à repartir… Avec une rame sur 4 durant toutes les grèves.
La ligne 1 était mieux desservie avec 1 rame sur 2. Mais elle était tellement bondée que pour pouvoir la prendre, il fallait s’armer de patience… Une seule ligne a bien fonctionné… La ligne 14,
automatisée.
La grève fut suivie à 44 % par les agents de la RATP, contre 58 % le 18 octobre dernier.
Coté route, les bouchons ont explosés…
Bison Futé a enregistré jusqu’à 360 km de bouchons au niveau national (dont 196 en Ile-de-France, avec une pointe à 233), contre 251 Kms de ralentissement en temps normal.
Le 18 octobre, il y avait 317 Kms de bouchons…
Autres solutions pour se déplacer :
A Paris, la grève a dopé l’utilisation des Vélib'.
La moyenne de locations en temps normal est de 20.000 locations (dans l’une des 1.015 stations).
Le 18 octobre, 180.000 vélos avaient été loués.
Le 14 novembre, il y en avait eu plus de 117.000…
Les taxis, bien que pris dans les bouchons, étaient une autre solution. Surtout que les dépassements des horaires de travail des 15.600 taxis parisiens ont été tolérés (via une dérogation).
Coté politique, cette réforme a un fort enjeu. En cas de marche arrière, ce n’est pas une réforme qui serait mis sur la touche, mais bien
tout le programme de Nicolas Sarkozy. Car en cédant, c’est la crédibilité de ces réformes qui serait atteint. De plus, les français majoritaire qui soutiennent cette réforme ne tolérerais pas de
voir d’autres réformes qui pourrait les pénalisé…
Les socialistes sont, eux, assis entre deux chaises… D’un cotés, ils jugent que la réforme des régimes spéciaux est nécessaire. De l’autre, ils veulent jouer leur rôle d’opposition… Résultat : un
message toujours aussi brouillé… :(
La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a joué à fond l’extrême gauche. Ils ont été donc totalement solidaires des salariés en grève contre la réforme des régimes
spéciaux de retraite. Ils souhaitaient même une généralisation des grèves… Abandonné par le PS, beaucoup de grévistes (ou de personne soutenant ces grèves) se sont retrouvé dans ces
déclarations…
Mais la LCR a déclaré également : «La LCR est totalement solidaire des salariés en grève et exige 37,5 annuités pour tous, pour une retraite à 60 ans avec 75% du dernier salaire», calculée sur
les dix meilleures années. Sans préciser comment on fait pour financer cela…
Le PCF et les verts suivaient la LCR… Soutenant donc les grévistes ? La surconsommation de pétrole et la pollution supplémentaire que cette grève a occasionnée ?
Questions
Sud-Rail veut une retraite à trente-sept ans et demi pour tout le monde.
Elle prend un exemple. « Les jeunes entrent sur le marché du travail à 25 ans. Je ne vois pas un cheminot conduire un TGV à 65 ans, ou un ouvrier dans nos ateliers souder à cet âge-là.»
Seulement, l’hypothèse de départ m’étonne. Pour être soudeur, ou cheminot, il faut des études jusqu'à 25 ans ? Un ingénieur est diplômé vers 23 ans… Pas un cheminot ???
La majorité des syndicats et salariés déclarent que sans les 37 ans et demi de cotisation, leur régime de retraite est moins avantageux que celui du privé. Pourquoi
n’accepte-il pas cette alignement si cela n’est pas à leurs avantages ?
Parlons sondages et chiffres.
59% de Français (91% de sympathisants de droite et 43% de sympathisants de gauche) se situent dans le camp du gouvernement à propos des grèves dans les transports (contre 39%), «car ils défendent
leurs propres intérêts». Et même, pour 69% des Français, la grève est injustifiée.
Pour 80% des Français, le gouvernement ne cèdera pas aux revendications des syndicats.
Et 70% des sondés souhaitent que le gouvernement reste ferme et ne cède pas aux syndicats… Ce chiffre a augmenté durant la grève…
La SNCF verse 12 % de cotisations patronales spécifiques pour financer les retraites des cheminots. Avec les réformes, ce serait 500 millions d’euros qui seraient libéré. Une bonne partie sera donnée aux salariés… Combien aux usagers ???
Concernant l’âge légal de départ à la retraite, 63% des Français (36% contre) sont favorables à ce qu’un salarié puisse travailler après 65 ans s’il le souhaite.
En détail, les cadres et les professions libérales sont 82% pour. Les ouvriers et employés sont 56% et 53% pour.
Dans le public, 55% sont pour…
Manifestations des grévistes
5000 personnes (25.000 selon les organisateurs) ont défilé à Paris.
Dans toute la France, ce sont 50.000 personnes qui ont manifesté le mercredi 14… Bien loin des 150.000 (à 300.000) manifestants le 18 octobre…
Les débordements de certains grévistes…
Vendredi 16 novembre, des grévistes ont empêché des trains de circuler en mettant, sur les voies, «des torches, des pétards, des détonateurs, qui sont des instruments de sécurité pour empêcher
des trains de circuler», en gare de Paris Saint-Lazare.
A Val d’Argenteuil, Lille, Château-Thierry, Sarreguemines et Saint Quentin, d’autres cheminots ont occupé des voies, tirés des signaux d’alarmes, etc.
Mais il y a eu également des sabotages sur des lignes à grande vitesse (TGV) des réseaux Est, Atlantique, Nord et Sud-Est… Ces actions ont eu lieu de façon coordonnée…
Ils ont provoqués un incendie d'artères de câbles au kilomètre 108 qui a endommagé le réseau de signalisation sur 30 km. D’autres incendies ponctuels de câbles ont également été signalés. De
plus, la fermeture volontaire de commutateurs de signalisation a créé des incidents de signalisation…
Qui en sont les auteurs ? Ces grévistes extrêmes n’ont pas refait parlé d’eux, aussi bien par de nouvelles actions ou par leurs arrestations…
Notons que la CGT a dénoncé ces «actes inqualifiables commis par des lâches».
A Sud Rail, Christian Mahieux a déclaré : «Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais ce n'est pas Sud Rail ni les grévistes qui ont organisé cela, car la mise en cause de la sécurité, c'est trop
grave pour les cheminots»… Ce qui montre bien la mauvaise volonté de Sud. Plutôt que de condamner ces actes, elle préfère dire, je suis sur que ce n’est pas nous parce que c’est dangereux… Les
fusées de détresse, les gens sur les voix, etc. ce n’était donc pas des cheminots ???
Le manque de crédibilité des syndicats
L’une des plus grandes conséquences, c’est la rupture flagrante qu’il y a eu entre les syndicats et sa base. Alors que dans le privé sa faible représentativité fait qu’elle y est éloigné, dans le
public et en particulier à la SNCF, la quasi-totalité des salariés sont syndiqués.
En 1995, les grévistes suivaient les directions syndicales. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. De nombreux grévistes ont voté la reconduite de la grève contre l’avis de leurs syndicats… La raison
est simple, 40% des cheminots sont nouveau depuis 1995 et ce sont eux qui sont les moins syndiqués…
Pour éviter un échec flagrant, de nombreux syndicats ont préféré taire leur consigne de vote…
Par exemple, Pascal Derain, élu CGT a déclaré : «Il n’y a pas de concession. La preuve, la grève est reconduite. C’est nous, la base, qui choisissons à la fin. Et si on voit que ça se passe mal
pour les autres, on leur donnera un coup de main»…
Autre exemple : AG des conducteurs et machinistes de l’ouest parisien (ligne 3, 8, 9 et 12). Lorsqu’un cégétiste déclare : «Attention, si on est là, c’est aussi grâce aux syndicats, pas besoin de
créer une autre structure.» Que ce passe t’il ? Une petite bagarre éclate… Après la réunion et un comité de grève élu (majoritairement composé de cégétiste…), le mot d’ordre, c’est : «C’est
Thibault qui doit s’en aller» de la CGT…
Et un dernier pour la route : François Chérèque (CFDT) a du quitter une des nombreuses manifestations. En effet, ses appels à la fin de la grève dans les transports ont du agacé un certains
nombre de grévistes… Ainsi, un groupe d'une vingtaine de militants l’ont hués avant de lancé des phrases du type : "Chérèque avec les patrons !", "Sarkozy-Chérèque, même combat !", "Chérèque, pas
de couteau dans le dos", etc.
Puisque les leaders syndicaux ne comptent pas, et que c’est la base qui doit décider, un referendum devrait mettre les choses à plat…
Ce que les cheminots peuvent espérer obtenir comme compensation :
- Des nouveaux droits pour les salariés de métiers pénibles (amélioration des assurances, prévoyance et invalidité, reconversion en fin de carrière).
- Création d’un compte-épargne temps et possibilité de racheter de trimestres manquants en intégrant les années d’études ou d’apprentissage.
- Un complément de retraite financé par les cotisations patronales et salariales sur les primes (aujourd’hui non taxées) pour éviter une baisse des pensions…
- Révision des grilles de salaires pour augmenter les rémunérations en fin de carrière et la pension puisqu’elle est calculée sur les six derniers mois de salaire…
La lettre d’Anne-Marie Idrac
Je le disais au début, la FGAAC a négocié et obtenu des compensations bien avant les autres syndicats.
Anne-Marie Idrac n’a pas cessé de proposer le dialogue. Une lettre à même été envoyé à chacun des 168 000 agents…
Cette lettre, envoyée avant la grève, comporte 14 propositions concrètes qui vont coûter 90 millions d'euros !
Les syndicats et les cheminots l’ont ignoré… Préférant l’affrontement.
Voici ces propositions :
« 1. Nous proposons de discuter d’une augmentation salariale pour les agents prolongeant leur activité au-delà de 55 ans (50 ans pour les conducteurs). Les pensions augmenteraient d’autant
puisqu’elles sont calculées sur les 6 derniers mois.
2. Nous proposons une mesure de "déblocage de la grille salariale" consistant à attribuer un complément de rémunération, à négocier, aux personnels placés sur la dernière position de leur
qualification. Cela concernerait, par exemple, les agents placés en B2 11, C2 15 ou D2 18.
3. Nous proposons de négocier des améliorations des conditions de travail sur les postes difficiles pour faciliter le maintien en activité des cheminots après 55 ans.
4. Nous proposons de négocier des possibilités de changement de poste ou de métier pour les agents en fin de carrière occupant des postes à fortes contraintes. Les contrôleurs qui le
souhaiteraient pourraient évoluer, par exemple, vers des postes de formateurs et les agents de l’équipement vers des missions de transmission des savoir-faire.
5. Nous proposons le développement du temps partiel choisi en fin de carrière, dans des conditions plus avantageuses pour les agents ayant occupé des postes à contraintes (travail de nuit, 3x8…).
Les agents pourraient ainsi, par exemple, travailler à mi-temps ou une semaine sur deux en bénéficiant d’une incitation financière de l’entreprise.
6. Nous proposons de construire un complément de retraite. Vous savez que la retraite des cheminots n’est pas calculée aujourd’hui sur 100% mais sur 88% de leur salaire. Nous proposons qu’une
retraite additionnelle, assise sur tout ou partie des 12% restants, vienne s’ajouter à la pension SNCF. Pour une carrière complète, ce complément de retraite permettrait de majorer la pension
d’environ 1,5 à 2%.
7. Nous proposons de discuter d’un compte épargne temps : sur une base volontaire, les cheminots pourraient mettre de côté, chaque année, un ou plusieurs jours de congé ou de repos. Ce temps
épargné pourrait être abondé par l’entreprise et utilisé en fin de carrière pour cesser son activité plus tôt ou pour augmenter sa pension. Ainsi, un cheminot qui accumulerait sur son compte
épargne temps 6 jours par an pendant toute sa carrière pourrait bénéficier d’un congé de fin de carrière d’une année.
8. Nous proposons un plan d’épargne retraite complémentaire (PERCO), qui permettrait aux cheminots qui le souhaitent d’épargner en vue de la retraite, en bénéficiant d’une aide éventuelle de
l’entreprise.
9. Nous proposons la prise en compte pour la retraite SNCF des années d’apprentissage passées à compter de 2008 dans l’entreprise au-delà de 18 ans.
10. Nous proposons la validation gratuite pour la retraite SNCF des périodes de temps partiel ou d’interruption d’activité pour enfant (congé parental, disponibilité…), alors que les agents
devaient jusqu’à présent racheter les cotisations correspondantes.
11. Nous proposons l’attribution pour chaque enfant né à compter de 2008 de six mois de durée d’assurance permettant de réduire la décote. Dans les mêmes conditions, nous proposons d’attribuer
des périodes d’assurance à ceux qui ont élevé à la maison un enfant handicapé.
12. Nous proposons le rachat d’années d’études supérieures, comme c’est le cas dans le régime général : les trimestres rachetés, avec une participation de l’entreprise, permettraient d’augmenter
la pension. Ce rachat permettrait aussi une diminution d’impôt sur le revenu.
13. Nous proposons le versement d’une pension d’orphelin égale à 10% de la pension, venant s’ajouter à la pension de réversion de 50%.
14. Nous proposons également la multiplication par trois de l’allocation décès pour les agents victimes d’un accident de travail. Cette allocation passerait donc de 1 an à 3 ans de salaire.
»
La première proposition prouve que le calcul de la retraite sur les 6 derniers mois entraîne et continuera d’autant plus à créer des privilégiés. Certains verront
leur salaire augmenter juste avant leur retraite !!! :(
La proposition 7 rend inutile la réforme. Car si on peut mettre de coté des jours qui serait « abondé par l’entreprise », pour les « utilisé en fin de carrière pour cesser son activité plus tôt
ou pour augmenter sa pension », à quoi sert la réforme ???
Pour information, 6 jours mis de coté chaque an, au bout de 36 ans, cela fait 216 jours mis de coté, soit l’équivalent d’un an de travail !
Et les entreprises privées de transport ?
Pour eux, pas de soutien de la part des employés de la SNCF… Pourtant, ils font le même métier, ont les mêmes contraintes, les mêmes responsabilités…
Par exemple, les salariés de Veolia Cargo travailleront jusqu'à 60 ans, souvent de nuit et loin de chez eux…
Y’a-t-il eu un mouvement de soutien pour les employés de Keolis ?
Non… Comme je le disais, les syndicats et les cheminots ne défendent que leur intérêt. Il faut qu’ils arrêtent de vouloir nous faire croire que c’est pour le bien de tous les français !
P.S. : Pourquoi la SNCF a du mal à recruter, mais Veolia Cargo attire des jeunes ?
Mouvement antigrève…
Environ un tiers en ferait bien partie. Un tiers la soutient, mais n’y participerait pas. Le dernier tiers est contre ces manifestations antigrève (au titre que le droit de grève existe).
Il y aura eu un peu plus de 8.000 personnes (selon la préfecture de police) qui ont protesté contre « toutes les formes de blocage ».
Edouard Fillias, président d'Alternative Libérale, a déclaré : « Nous ne sommes pas antigrève, nous sommes pour les réformes et contre les blocages dus à l'échec du dialogue social ».
Notons que l’UMP ne s’est pas joint à cette manifestation pour ne pas envenimer la situation…
Alternative à une grève bloquante ?
Pourquoi une grève bloquante serait la seule alternative à la démonstration de force des cheminots ?
Pourquoi ne peuvent-ils pas avoir l’intelligence d’essayer d’obtenir un peu plus de soutien des français et se montrer intelligent en allant négocier sans grève et s’il le faut claquer la porte
après !
Pourquoi ne pas mettre en place d’eux même la gratuité des transports (reconnu par le droit Européen) avec la conservation d’un service minimum (ce service minimum dont les syndicats nous
garantissait, il y a à peine quelques mois qu’une loi ne servait à rien, puisque c’était déjà en place…) ?
Car ce qui est étrange, c’est que malgré une grève bloquante, de nombreux tourniquets étaient en marche. Obligeant des usagers (le mot client ne doit pas exister pour certaines personnes…) à
devoir payer un titre de transport sans être sur de l’avoir…
Les conséquences de cette grève ?
Alors que le fret va mal (La direction a précisé que son budget 2008 prévoyait 1.500 suppressions de postes, sans «aucun licenciement»), des gros clients du fret ont indiqué qu'elles
transféraient leur trafic vers les concurrents de la SNCF, à savoir Veolia ou Deutsche Bahn…
Les quotidiens gratuits Metro, Matin Plus et Direct Soir ne sont pas parus… Les directions ont considérés que ce n’était pas la peine de les distribuer (sans transport… Pas de client…). Par contre, 20 Minutes a bien été distribué, mais a du modifier son réseau de distribution.
J’en parlais plus haut, la longueur des bouchons a plus que doublé… Quelques jours seulement après le grenelle de l’environnement, on ne voit pas très bien l’aspect
écologique…
De plus, on veut développer les transports en commun… Au risque d’être encore plus dépendant de nos cheminots ? La France pays de liberté… Avec les cheminots et les transports en commun, le droit
de se déplacer risque de ne pas perdurer très longtemps…
Sans transport en commun, les bouchons ont explosés… Quel est le coût en pollution de cette grève ???
Notons que même si la volonté des salariés d’EDF n’était pas écologique, la centrale thermique de Porcheville (Yvelines) a été arrêtée le 13 au soir… :)
Cette circulation supérieure à la normal a également eu la conséquence d’augmenter le nombre d’accidents. Ainsi, il y a eu deux fois plus d’accidents de 2 roues, et
70 % d’augmentation en tout…
En temps normal, il y a en moyenne 25 accidents corporels par jour à Paris. Lors des journées de mobilisation sociale, la moyenne est passée à 43 (dont 11 pour les motos, contre 5 à 6
normalement).
En répartition, les utilisateurs de scooters et de motos représentent 68 % des accidentés, contre 53 % d'habitude. Pour les cyclistes, elle représentait 12,6 % contre 6,7 %.
Notons également, la monté de violence dans les transports en commun. En effet, des débuts de bagarre ont eu lieu… Pour éviter ces débordements, ainsi que les usagers inconscients (montant sur les tampons entre les rames), la RATP a déployé entre 400 et 500 agents de station dans les couloirs du métro. Ce dispositif est renforcé par une trentaine d'équipes de police et une centaine d'agents du GPRS (la police des transports).
Le coût de la grève…
Pour les grévistes, chaque jour de grève coûte entre 60 et 70 euros nets (environ un trentième des revenus mensuels, plus une estimation de l’impact sur la prime de travail journalière, les
indemnités fixes (résidence, etc.) et la prime de fin d'année).
Les grévistes de la SNCF et de la RATP voient ainsi leurs salaires amputés respectivement de 540 et 700 euros nets en moyenne.
Les jours de grève ne sont pas payés par les deux entreprises et il est interdit aux agents de poser des jours de RTT ou de vacances sur les jours concernés… Les retenues peuvent être réparties
sur plusieurs mois à la RATP.
Pour soutenir les grévistes, la CFDT a une "caisse nationale d'action syndicale" depuis 1974, alimentée par une partie des cotisations. Cette "caisse de grève" permet une indemnité de 16 euros
par jour pour les adhérents à partir du 3e jour de grève… Coté FO, c’est la "caisse de solidarité interprofessionnelle" finance "l'équivalent d'un repas par jour en cas de conflit dur"… Chez
Sud-Rail, "il n'y a pas de caisse de grève nationale" mais "il peut exister des initiatives locales", sans compter la "solidarité" entre fédérations… Pour la CGT-cheminots et la CGT-RATP, ils
affirment qu'il n'existe pas de caisse "officielle ou occulte" de leurs syndicats pour les grévistes…
Pour l'entreprise SNCF, une journée de grève des cheminots coûte plus de 20 millions d'euros (le 18 octobre aura coûté 50 millions d'euros). Cela comprend une
estimation des pertes de chiffres d'affaires et des dédommagements des clients…
Sachant que cette année, la SNCF avait un profit attendu de 600 millions d'euros… C’est donc plus de la moitié de perdu…
Pour la RATP, chaque jour de grève se traduit par une pénalité d’un million d'euros due au Syndicat des transports d'Ile-de-France pour service garanti non assuré. Il faut également ajouter une
perte nette quotidienne de 700 000 euros.
Notons que le Stif verse annuellement à la RATP environ 1,9 milliard d'euros. Soit environ 5,3 millions d'euros par jour (y compris en période de grève). La RATP a donc perçu de la Stif 5,3
millions d'euros (minorée de la pénalité d'un million d'euros) tous les jours de grèves…
En tout, cela fera plus de 24 millions d'euros de perdu. L’équivalent de 100 bus neufs ! C'est plus que l'intéressement que les salariés ont reçu l'année dernière (15 millions d'euros en
2006)…
Selon Hervé Lambel, vice-président de l'association Créateurs d'emplois et de richesses de France (Cerf), « les grèves de 1995 ont détruit 10 000 entreprises ».
Ces grèves auront coûté la vie à combien d’entreprise ???
Selon la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, le coût de la grève des transports a été de 300 à 400 millions d'euros par jour pour notre économie…
Pourquoi la reprise du trafic a été aussi lente ?
C’est une question que l’on peut se poser. En effet, malgré une baisse des grévistes, le trafic n’a pas bougé… :(
La raison est simple.
Le nombre de trains, bus ou métros dépend essentiellement du travail de certaines catégories de personnels.
A la SNCF, 10% de grévistes peuvent bloquer 100% des trains (si ces 10% sont l'ensemble des conducteurs).
Pour un train grande ligne (TGV ou Corail), ainsi que dans la majorité des TER, il faut aussi au minimum un contrôleur. Ce dernier n’est pas nécessaire en Ile-de-France. En effet, le conducteur,
équipé d'un équipement à agent seul (EAS), peut, par exemple, décidé de la fermeture des portes grâce à des caméras.
Pour le bon fonctionnement, il faut également des aiguilleurs à la SNCF ou des régulateurs de lignes à la RATP.
Une indemnisation ?
A la RATP, les réductions, applicables en janvier, iront de 10 euros à 35 euros pour les abonnés à une carte 6 zones (10 euros pour les zones 1-2, 15 euros pour les zones 1 à 3, 20 euros pour les
zones 1 à 4, 30 euros pour les zones 1 à 5, 35 euros pour les zones 1 à 6)…
Pour les grandes lignes (TGV et Corail), les abonnements Fréquence et Forfait des clients grandes lignes sont prolongés de 5 jours.
Notons que les billets non utilisés pendant la période de grève peuvent tous être échangés ou remboursés.
Notons également que pour le 31 décembre, les Franciliens pourront voyager gratuitement de 17H00 à 12H00 le lendemain.
Un peu hors sujet, signalons que le métro roule une heure de plus le vendredi soir avec un dernier métro arrivant à son terminus à 2H15 depuis début décembre (comme
le samedi un an auparavant).
D’ailleurs, le service du métro le samedi soir et veilles de fêtes a compté en moyenne 37.000 entrées dans le métro entre 01H15 et 02H15.
Les décrets sont prêts ?
Le gouvernement a transmis aux caisses de retraites de la SNCF, RATP, GDF et EDF, les décrets d'application de la réforme des régimes spéciaux… Alors même que les négociations complémentaires
doivent se poursuivre jusqu'en février…
Les décrets de la réforme ont déjà été publiés dans le Journal Officiel. La réforme des régimes spéciaux de retraite va donc entrer en vigueur le 1er juillet, à la SNCF et à la RATP (selon
l'article 3 des deux décrets concernés).
Ainsi, ils décrivent :
- L'indexation des pensions sur l'inflation à compter du 1er janvier 2009 et l'introduction d'une décote réduisant la retraite en cas de trimestre manquant à compter du 1er juillet 2010.
"Le taux de la décote sera alors de 0,5 % par année manquante, pour atteindre progressivement 5 % en 2019. Le nombre d'années subissant la décote pourra atteindre cinq en 2024, toutefois la
décote est plafonnée à deux ans et demi avec une durée d'assurance à 40 ans. Le plafond passerait à trois ans et demi avec les 41 ans de cotisation".
- La durée de cotisations sera donc portée de 37,5 ans à 40 ans au 1er décembre 2012. La durée de cotisation sera augmentée d'un trimestre au 1er juillet 2008, puis au 1er janvier et au 1er
juillet de chaque année. A partir de 2013, la durée de cotisation continuera à augmenter d'un «trimestre au 1er juillet de chaque année jusqu'à atteindre la durée maximum définie à l'article 5 de
la loi du 21 août 2003». En 2016, les fonctionnaires cotiseront donc 41 ans comme le privé (qui le feront dès 2012, si confirmée lors de la renégociation de l'ensemble de la réforme en
2008…).
Selon les dernières projections réalisées par l'Insee, qui table sur une hausse de l'espérance de vie à 60 ans de 1,1 an tous les 10 ans, la durée de cotisation pourrait être de 166 trimestres à
l'horizon 2020, soit 41,5 ans.
Rappelons que les dernières projections réalisées par l'Insee table sur une hausse de l'espérance de vie à 60 ans de 1,1 an tous les 10 ans…
Notons l'intégration des primes dans le calcul des pensions…
Finalement, a quoi a servit cette grève ??? :(
En Bonus, quelques petits points supplémentaires…
Grève des cheminots allemands
Hasard du calendrier, en Allemagne, les cheminots de la Deutsche Bahn étaient également en grève…
Ce fut même le plus long conflit du rail dans l'histoire allemande ! Une grève de… 62 heures.
Le syndicat GDL (80% des agents de conduite) réclame de fortes hausses de salaires, et une convention collective séparée pour les conducteurs de train… C’est la sixième grève initiée par GDL
depuis le début du conflit entamé le mois dernier…
D’après ce syndicat, un cheminot de 40 ans gagne 1800€ brut en Allemagne, 2420€ aux pays bas, 2770€ en France, 3140€ en Espagne et 4800€ en Suisse…
Contrairement en France, pour pouvoir faire cette grève, le syndicat a d’abord commencé par des débrayages de quelques heures sur les lignes locales. Et c’est une décision de justice qui lui
permet d'étendre le mouvement au fret…
Le gouvernement et les économistes allemands ont eu peur des répercussions sur leur économie… Que doivent-ils penser de la grève française ??? Une grève par anticipation… Et après, on veut que
l’économie française se porte de mieux en mieux ?
Les préretraites ne sont bas bon pour notre régime de retraite…
400 000 personnes ont choisi de suivre la mesure « carrières longues » de la loi Fillon. Cette mesure permet à ceux qui ont commencé à travailler à 14 ou 15 ans de toucher une retraite pleine
après 40 années de cotisation, même sans avoir 60 ans.
Nicolas Sarkozy a souhaité la disparition rapide des préretraites.
Pourquoi ?
Pour lutter contre les mauvaises habitudes. De nombreuses entreprises suppriment des postes… L’essentiel étant des préretraites. Certains partant même, grâce à des dérogations, en préretraite à
50 ans !
Ces départs anticipés engendrent 1 milliard de dépenses supplémentaires…
Il faut noter que la contribution des entreprises sur les préretraites maison va passer de 24,15 % à 50 % (un taux de cotisation patronale supérieur à celui d’un salaire).
De plus, les nouveaux préretraités devront acquitter d’une CSG à 7,5 % comme les salariés (et non plus bénéficier du taux des retraités de 6,2 % ou 3,8 % selon les cas).
Cumul emploi-retraite
120 000 « salariés » l'ont adopté depuis l'origine.
Ça marche… Mais pas tant que ça. :(
Aux Etats-Unis, 23% de la population américaine, âgée de 65 à 74 ans, continue de travailler après l'âge de la retraite. En 2000, ils étaient 19,6%.
Notons que près des trois quarts de ces travailleurs âgés se disent «très heureux» de leur emploi. La plupart de ces travailleurs le faisant par choix, par amour de leur métier et moins pour des
questions financières…
Sécurité des trains en France
Souvent, les syndicalistes déclarent que les trains sont sûrs en France parce que la SNCF est privé…
Mais comment ce fait-il qu’il y ait de nombreux accidents au niveau des passages à niveau ?
Et comment deux trains ont pu entrer en collision frontale à environ 50 km/h en Haute-Corse (à hauteur de la commune de Barchetta), faisant 24 blessées ?
Pour supprimer un passage à niveau (et le remplacer par un pont ou un passage souterrain), il faut compter de cinq à dix ans et une moyenne de 5 millions
d'euros…
RFF supprime chaque année une centaine de passage dangereux.
Il en reste encore 19.000… dont 4.000 sans barrières de sécurité !
360 passages à niveau sont considérés comme «préoccupants» (ils ont été le lieu de plus de trois accidents en dix ans ou ils sont sur un passage très utilisé par les trains ou la topographie
augmente les risques de collision).
Notons que la grande majorité des accidents ont lieu au niveau de ceux munis de barrières…
Les agriculteurs…
Souvent, les cheminots les prennent en exemple pour justifier leur régime spécial…
Ah ces agriculteurs… Ces privilégiés…
Mais il faut oublier l’absence de la sécurité de l'emploi (même si la SNCF est privé, combien de licenciement ?)…
Oublier que certains agriculteurs vivent en dessous du seuil de pauvreté…
Oublier que les agriculteurs ne peuvent pas partir en vacances quand ils le veulent (récoltes, etc.)…
Et que propose le C.E. des agriculteurs ? ;)
Régime spécial de l’assemblée nationale
Ce régime, largement déficitaire et subventionné par le budget de l'Etat, n’est autofinancé qu’à hauteur de 12 % !
Les 88 % restants - 53 millions d’euros tout de même - sont payés par la « solidarité nationale »…
Elle a tout de même fait bougé ses propres lignes… Ainsi, les députés ne pourront plus obtenir une pension avant l'âge de 60 ans (contre 55 ans).
Par contre, on ne parle pas de 40 ans de cotisation… D’ailleurs, la durée minimale est de 15 ans dans la fonction publique !
Ils ne pourront plus cotiser simultanément à un autre régime de retraite (dès lors qu'ils n'exercent plus d'activité professionnelle relevant de ce régime).