Ecologie et voitures
Voici la répartition de la consommation de pétrole par secteur en % :
En 1972 :
- Industrie : 20%
- Transports : 22%
- Chauffage domestique : 23%
- Divers : 9%
En 2000 :
- Industrie : 10%
- Transports : 45%
- Chauffage domestique : 18%
- Divers : 15%
On voit ainsi une nette augmentation de l’utilisation du pétrole dans les transports…
Cette consommation a aussi d’autres conséquences… En effet, on voit de nombreuses villes complètement polluées. Certes, cela provient également des usines, mais de moins en moins… A Lyon, dix jours par an, la qualité de l’air est très mauvaise… A Grenoble, c’est 106 jours par an qu’elle est médiocre… Mais Marseille reste toujours une des plus polluée… D’ailleurs, on peut voir le danger en regardant le nombre de décès imputable aux particules très fines. 850 à Paris, 170 à Marseille, 60 à Lyon et à Toulouse, 54 à Strasbourg, etc.
Une première solution : les biocarburants… Ou devrais-je dire agrocarburants… En effet, le préfixe "bio" pouvant sous entendre une agriculture biologique, d’après les écologistes…
Les transports représentent globalement 26 % des émissions de gaz à effet de serre et dépendent à 98 % des combustibles fossiles. C’est pour cela qu’au début des biocarburants, les grands groupes pétroliers y étaient opposés… Car cela permet de diminuer l’indépendance d’un pays envers le pétrole…
La France a mis en place un plan de développement des biocarburants en 2005 et s'est fixé des objectifs d'incorporation de carburants végétaux, dans le gazole (diesel) ou l'essence, de 10 % d'ici à 2015 (cible de 5,75 % en 2010 en Europe). Et depuis, beaucoup d’agriculteurs français y ont massivement investit. Pourquoi ? Simplement parce que c’est plus rentable que de vendre sa récolte pour la consommation humaine… Surtout que les perspectives de diminution des subventions européennes sont bien réelles !
Pourtant, l’agriculture pour biocarburants français a des défauts : manque de compétitivité (comparé à la canne à sucre brésilienne), concurrence avec la production alimentaire, risques pour l'environnement... D’après l'Agence européenne de l'environnement, le développement de l’agriculture pour les biocarburants doivent être soumis à plusieurs précautions. Par exemple, le maintien de 3 % des terres en jachère, la conversion de 30 % des surfaces à une agriculture respectueuse de l'environnement d'ici à 2030, ou l'adaptation des variétés afin de diminuer l'érosion des sols et l'apport de produits chimiques… Il existe deux types de biocarburant : le biodiesel, fabriqué à partir d'oléagineux (tournesol, colza, soja, palme, arachide) et l'éthanol, qui provient de la canne à sucre, de la betterave à sucre ou du maïs.
Aujourd'hui, les biocarburants représentent 1 % de la consommation mondiale des transports routiers. Mais les cours du maïs ou du soja ont déjà fortement augmenté ! Le prix de la canne a sucre à doubler au brésil ! Selon certains expert, il faudrait deux planètes pour remplir les estomacs, les réservoirs, et préserver l'avenir de la biodiversité… Alors à moins de dédié la Lune et Mars à l’agriculture, va y avoir un petit problème… ;) Quand à ceux qui croient que l’avantage, c’est que le CO² rejeter par les voitures est absorbé par les plantes lors de leur pousse… C’est qu’il oublie que pour faire pousser ces plantes, on a détruit des forêts tropicales d’Asie du Sud-est, la forêt amazonienne… Et cela sans compter l’assèchement qui va bientôt arriver de nappes d'eau fossiles aux Etats-Unis (on a déjà le problème en Australie avec des lacs artificielle vide…). Enfin, en Europe, on plante dans les zones qui étaient en Jachère en utilisant massivement engrais et pesticides… Qui pollueront encore plus notre eau…
A la vue de tout cela, que faire ?
Peut-être que la solution vient… De France !
En effet, un ingénieur niçois, Guy Nègre, a mis au point une voiture « propre » et économique… Cette invention a d’ailleurs fortement intéressé le constructeur indien Tata Motors…
Quel est-elle donc ? Un moteur fonctionnant à l'air comprimé… Ses prototypes roulent en ville sans émettre la moindre pollution !
Pour faire le plein ? Il suffit de les brancher sur le secteur ou de se rendre dans des stations-service capables d'assurer le remplissage en deux minutes.
Quand aux véhicules destinés à circuler sur route, ils seront équipés d'un moteur biénergie permettant de permuter automatiquement sur une alimentation « classique » (carburant fossile ou végétal ou au gaz). Et pendant que l'auto roule, ses réservoirs d'air comprimé se rechargent.
Sa consommation : 2 litres d'essence classique pour 100 kilomètres !
De plus, il faut savoir qu’un 4*4 rejette environ 250g/km de CO². Une citadine environ 150… Et une citadine datant d’avant 1994, dix fois plus ! Cette voiture « propre » en rejetterait quatre fois moins dans l'atmosphère !!!
Mais la réelle plus value : Son prix ! En effet, elle n'est pas plus chère à produire qu’une voiture classique. Elle va d’ailleurs être produite en Inde à moins de 2000 euros pièce !
Src : 20 minutes et Capital
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