L’impôt de bourse est un impôt sur les valeurs mobilières. Il concerne uniquement les résidents français.
Toutes les opérations de bourse sont concernées par cet impôt. Les opérations d'achat, de vente, au comptant, à terme, effectuées via des intermédiaires financiers
sur les valeurs françaises et étrangères cotées en France ou à l'étranger, sont imposées. Il est équivalent à 0,30% (pour les opérations inférieures à 153.000€ - 0,15% sinon) du montant de la
transaction (ce qui double le cout d’acquisition d’actions – Notons l’existence d’un abattement de 23€, ce qui donne une imposition pour les ordres supérieur à 7.668€ - Le fractionnement d’ordre
boursier dans le seul but d'échapper à l'impôt est interdit).
Il existe des exonérations (les valeurs cotées dont la capitalisation boursière est égale ou inférieure à 150 millions d'euros, afin de favoriser l'investissement;
les warrants; les valeurs cotées sur le Marché Libre OTC, marché de gré à gré; les valeurs provenant de places boursières régionales ; les souscriptions de titres lors des introductions en
bourse; les valeurs américaines cotées aux Etats-Unis; les obligations dans leur grande majorité; la souscription d'OPCVM (FCP, Sicav...); les valeurs du Trésor).
Il faut noter que le parlement voulait le faire pour 2009. Le sénat l’a fait un an en avance…
La suppression de cet impôt est une bonne chose. Il faut favoriser les investissements. Il faut que les français placent plus d’argent en bourse.
Personnellement, je pense que taxer sur l’achat est décourageant. Par contre, il serait souhaitable d’augmenter l’impôt sur les plus values boursières. Actuellement,
on est plus taxé sur un salaire que sur ces plus values boursières… Ceci n’est pas normal !
Les grands patrons l’ont compris et c’est pour cela qu’il préfère recevoir une partie de leur salaire sous forme d’actions (gratuites, stock-options, etc.)…
Ainsi, quand lors de cette même séance, les sénateurs ont relevé le seuil d’imposition sur les plus-values d’actions de 20 000 à 25 000 euros (soit un allégement
d’impôt de quinze millions d’euros), je suis déçu.
Mais je me félicite de la confirmation des nouveaux prélèvements sur les stock-options (2,5 % de contribution employeur lors de la distribution, 2,5 % de
contribution salariée sur la plus value) et actions gratuites (contribution employeur de 10 %) qui s’appliqueront aux titres attribués après le 16 octobre 2007.
La redevance télé.
Qu’a fait le Sénat ? Il a fait ses calculs pour l’année 2008…
D’un coté, les recettes (le produit de la redevance audiovisuelle, une dotation du budget général de l'Etat au titre du remboursement des exonérations de redevance
audiovisuelle). De l’autre, les dépenses…
Ainsi, les ressources nettes prévues pour les organismes de l'audiovisuel public en 2008 s'élèvent à 2.831 millions d'euros, en augmentation de 3,6 % par
rapport à la loi de finances initiale pour 2007. Avec la dotation européenne, on arrive à 2,91 milliards d'euros (après déduction de la TVA de 2,1 %), en hausse de 3,55 % par
rapport à 2006.
Si l'on inclut les prévisions de ressources propres (938,10 millions d'euros, soit une hausse de 3,7 %), le total des ressources de l'audiovisuel public atteint
3.845,21 millions d'euros dans le PLF 2008, en hausse de 3,6 % par rapport à la loi de finances initiale pour 2008…
Notons que cet impôt coute de l’argent. Initialement estimé à 24 millions d'euros, il est en réalité plus proche de à 40 millions d’euros.
Le montant de la redevance audiovisuelle reste inchangé en 2008, à 116 euros par foyer en France métropolitaine et à 74 euros dans les départements
d'outre-mer (inchangé depuis 5 ans).
Le nombre de foyers disposant d'un appareil récepteur de télévision est stable. Ainsi 25.675.879 foyers devraient être assujettis et
4.380.852 dégrevés (soit 14,6 % de l'ensemble des foyers). Il ne faut pas croire qu’il n’y a plus de solidarité nationale… Les plus démunis sont toujours exonérés.
Cependant, lors de la réforme de la redevance audiovisuelle opérée en 2005, des exonérations avaient été accordées pour trois ans aux personnes âgées ou handicapées
sous conditions de ressources.
Il s'agit :
- des personnes âgées de plus de 65 ans au 1er janvier 2004, non redevables de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) sous condition de revenus, et sous
condition de cohabitation avec des personnes satisfaisant également les critères d'exonération ;
- aux personnes handicapées non imposables à l'impôt sur le revenu, non redevables à l'ISF et sous condition de cohabitation.
Sous ces conditions, la redevance était exonérée pour 879.288 foyers. En 2008, 780.000 foyers ne satisferont plus aux critères d'exonération…
Ces exonérations coûtent à l’état entre 40 et 60 millions d’euros.
En passant, il ne faut pas croire que l’on ne collecte pas la redevance de ceux qui ne paye pas. C’est l’état qui paye pour eux… Donc c’est implicitement nous qui
payons deux fois… :(
Cette exonération a été définie comme étant temporaire dès le départ… Les sénateurs n’ont rien supprimés… Ce qui est dommage, c’est qu’ils n’ont pas confirmé ces
exonérations.
La classe moyenne est celle qui est le plus à plaindre. Pas assez riche pour être riche (lol), mais également pas assez pauvre pour bénéficier
d’aides… :(
Toute la question est là. Ou doit-on mettre la barre inférieure de la classe moyenne ? A partir de quel revenu, on peut se passer d’aide ?
La réponse est hélas complexe… Au détriment des plus pauvres de la classe moyenne ! :(
Ce que je trouve étrange, c’est que pour l’impôt sur le revenu, ton impôt dépend de ton revenu et est donc est calculé via des tranches et des abattements, mais que
l’impôt audiovisuelle, qui dépend pour ces catégories de leurs revenus, n’a aucun abattement. C’est tout ou rien…
Pourquoi ne pas faire payé plus de monde, mais moins ? Serait-ce plus honteux de dire je paye 30€ de redevance télé (de même pour l’impôt sur le revenu) que de
dire que l’on est exonéré ?
Je pense que tout le monde (sous condition, bien évidement) devrait payer ces impôts. Cela permettrait de responsabiliser tous les français et de diminuer le clivage
« ceux qui payent » contre « ceux qui ne payent pas ».
De plus, qui ne serait pas fier de pouvoir dire, je suis français et je paye, comme tout le monde, mes impôts (à hauteur de mes revenus) pour le bien de la
France ?
Je suis totalement d'accord sur le fait que les revenus du capital devraient être un peu plus taxés, notamment revoir le scandaleux système de stock options.
En revanche, je suis beaucoup plus circonspect sur ton deuxième chapitre à propos de la redevance télé. Personnellement, j'aurai plutôt tendance à régler le problème autrement... fini les chaînes dites publiques, adieux les arrangements Delaruesque ( et autres ) avec des boites de prod qui vendent au prix fort les émissions, payés par l'impôt de nos chers concitoyens et en plus abondés par des spots de pub...
Mais ça, ce n'est qu'un avis strictement personnel.
A plus