Pauvreté et immigration
Martin Hirsch vient de recevoir sa lettre de mission de Nicolas Sarkozy… Et cela lui promet beaucoup de travail… Car avec 7 millions de personnes vivant en France sous le seuil de pauvreté, dont 2 millions d'enfants, la tache sera rude !
On attend donc avec impatience les premières mesures de l'ancien président d'Emmaüs France.
Notre ministre de l’immigration à lui aussi reçu sa lettre de mission…
L’objectif principal est la mise en place d’une immigration choisie.
L’objectif final est simple : l’immigration économique devra représenter 50% de l'immigration de longue durée en France. De plus, chaque année, des plafonds d'immigration seront instaurés selon différents motifs d'installation en France.
Immédiatement après l’annonce du contenu de la lettre, SOS Racisme a exprimé son inquiétude… Pour elle, cet objectif ajouté à la limitation du nombre d'entrées sur le territoire remet en cause le regroupement familial. Réguler le regroupement familial, c’est du racisme ???
Pourtant, ils écrivent que « Cette immigration doit être maîtrisée et définie en concertation avec la pays d'émigration. » N’est ce pas le propre de l’immigration choisi ? Ou plutôt l’immigration « concerté » ?
C’est pourtant ce qu’a fait Nicolas Sarkozy en signant un accord avec le Sénégal…
Alors, certes, la France, « par son droit et à travers les conventions internationales qui la lient », reconnaît le droit de chacun à vivre en famille. Mais n’est ce pas encourager la pauvreté française que d’accepter la venue de familles sans condition de ressource suffisante pour leur survie ?
Prôner le regroupement familial à tout prix, c’est prôner Cachan et les vendeurs de sommeil !
Quand a ce taux de 50%, cela reste un objectif et non pas une obligation ! Le but n’est pas d’avoir une limitation excessive du regroupement familiale, mais d’augmenter considérablement le nombre d’entrant nécessaire au développement de la France.
En 2005, 135.900 étrangers ont été admis au titre du séjour permanent (demandeurs d'asile non compris). 95.400 (environ 70%) l’ont été au titre du regroupement familial…
Quand aux naturalisations, ils seront autour de 140.000…
Rappelons l’objectif concernant les immigrés clandestins : 25.000
Et alors là, tous les syndicalistes (de gauche… cad, la grande majorité des syndicalistes…) montent aux créneaux… Ainsi, les 12 élus (CFDT, CGT, FO et CGC) du comité central d'Air France ont adopté une motion dans laquelle ils demandent aux actionnaires de la compagnie « l'arrêt de l'utilisation des avions du groupe les expulsions d'étrangers ».
La raison officielle ? Cela nuit à l'image de la compagnie et à la sécurité des vols…
Heureusement, ils précisent que « le ras-le-bol des employés de la compagnie est de plus en plus perceptible. Il y a de plus en plus de vols annulés et de passagers qui terminent devant le tribunal parce qu'ils ont pris fait et cause pour le reconduit ». Cela permet de connaître la vraie raison…
Heureusement, ils précisent que « le ras-le-bol des employés de la compagnie est de plus en plus perceptible. Il y a de plus en plus de vols annulés et de passagers qui terminent devant le tribunal parce qu'ils ont pris fait et cause pour le reconduit ». Cela permet de connaître la vraie raison…
Le Réseau éducation sans frontières dénonce ainsi depuis plusieurs mois la multiplication des poursuites contre des passagers s'étant opposés à des expulsions…
Conclusion : c’est normal de s’opposer aux expulsions ? C’est normal d’empêcher l’application de nos lois ?
Heureusement certains ont encore la tête sur les épaules… Ainsi, Jean-Cyril Spinetta avait déclaré en novembre : «Lorsque la République nous demande notre concours pour exécuter les décisions prises dans le cadre d'une légalité incontestable (d'un Etat de droit), je ne vois pas au nom de quel motif on le refuserait».
Heureusement certains ont encore la tête sur les épaules… Ainsi, Jean-Cyril Spinetta avait déclaré en novembre : «Lorsque la République nous demande notre concours pour exécuter les décisions prises dans le cadre d'une légalité incontestable (d'un Etat de droit), je ne vois pas au nom de quel motif on le refuserait».
Alors, ils citent en exemple Air Canada et la Canadian Border Service Agency qui, après négociations, ont renoncé à des expulsions sur des vols commerciaux.
Précisant que le fait que l’état soit actionnaire d’Air France ne lui confère pas des droits sur les avions… Rajoutant même que l’état devrait utiliser ses propres moyens pour les décisions qu'il prend…
Mais en même temps, ils déclarent qu’ils ne sont pas favorables à des vols charters ou militaires…
Une petite question pour finir : combien coûte à la France l’expulsion d’un clandestin sur un vol commercial, sur un vol charter et sur un vol militaire ?
Publicité