Infarctus & secourisme
Une étude publiée par la revue European Heart Journal révèle que le taux de décès dû à un infarctus a baissé de 50% en France, entre 1995 et 2005.
Cette étude montre que la mortalité par attaque cardiaque est plus élevée dans les pays d’Europe centrale et de l’Est, ainsi que dans des pays méditerranéens (la Grèce, le Portugal ainsi que certaines régions d’Espagne et d’Italie)
Les taux les plus bas se trouvent en Suisse, en France, en Norvège et en Espagne.
Pourquoi ces différences ? Cela dépend des facteurs de risque comme le stress, l’obésité, le tabagisme et le mode d’alimentation…
Mais il ne faut pas oublier les facteurs environnementaux ou médicaux.
La Ville de Paris a programmé l'installation de 236 défibrillateurs sur la voirie et dans ses services municipaux pour lutter contre la mort subite à la suite d'arrêts cardiaques.
Cette initiative est à féliciter…
Mais qu’est ce qu’un défibrillateur ?
C’est une machine qui permet de faire repartir le cœur, à l'aide d'un choc électrique sur le muscle cardiaque à travers le thorax. Le but est de re-synchroniser l'activité du cœur.
Un modèle automatique externe (DAE) est utilisable par tous, même non-médecin. En effet, elle fournit des instructions vocales qui guident l'utilisateur à chaque étape de la défibrillation. Une fois installé, il détecte automatiquement le rythme cardiaque, l’analyse et déclenche un choc électrique si nécessaire.
Cette mesure à un coût, 1 millions d’euros (voté par le Conseil de Paris en juillet 2007).
La gauche parisienne suit donc le décret n°2007-705 paru en mai 2007 qui autorise toute personne à utiliser un défibrillateur automatique…
A Paris, 368 cas d'arrêts cardiaques ont été recensés dans le domaine public de septembre 2005 à février 2007. En France, cela concerne 60.000 personnes par an (70% à domicile et 30% sur la voie publique).
Il est prouvé que l'utilisation d'un défibrillateur dans les 5 premières minutes de l'arrêt cardiaque porte les chances de survie d'un malade sans séquelle à 25% contre 2 à 3% sans cette intervention ! Ce chiffre n’a pas bougé depuis 25 ans… :(
Le délai avant l’arrivée des secours à Paris est de 7 minutes pour la BSPP et de 12 minutes pour le SAMU en moyenne.
Ce déploiement pourrait permettre de sauver 150 vies chaque année !!!
Alors cela concerne principalement des hommes autour de 60 ans, mais également des sportifs (400 à 500 sportifs/an) de moins de 40 ans… dont 45% est décédé sur un terrain de sport.
De plus, 7 fois sur 10, l'arrêt cardiaque survient devant témoin. Moins de 20% d'entre eux réagissent… :(
De plus, 7 fois sur 10, l'arrêt cardiaque survient devant témoin. Moins de 20% d'entre eux réagissent… :(
A paris, les DAE seront disposés dans des coffrets sécurisés comportant un portier téléphonique relié au centre de surveillance de la brigade des sapeurs pompiers de la ville de Paris (BSPP). Ils serviront donc également de borne téléphonique d'urgence (Via le réseau GSM/GPRS). A ce titre, les appels seront prioritaires.
Le coffret sera déverrouillé à distance par l'opérateur de la BSPP.
Depuis fin janvier, 130 défibrillateurs ont du être installés dans les services municipaux (mairies d'arrondissement, gymnases et salles de sport, musées municipaux, bibliothèques municipales). Qu’en est-il vraiment ? Aucune information… :(
A partir du début de ce mois de février, ce devrait être le tour de 106 emplacements situés sur la voie publique (gares, places fréquentées, lieux touristiques...).
Ces lieux sont sensé avoir été choisi après étude de la localisation des arrêts cardiaques déjà survenus et de la fréquentation… Mais aucune information n’est disponible sur les emplacements… :(
Si aucune information n’est diffusée aux habitants, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, malgré cette bonne initiative, tue indirectement (par son absence sur ce sujet) une personne tous les deux jours !
De son coté, le ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, a annoncé en décembre dernier, l'attribution de 2 millions d'euros de subventions exceptionnelles afin de développer l'installation, sur tout le territoire, de défibrillateurs dans les structures sportives.
Cette aide permettra aux associations sportives de subventionner l'achat du matériel à hauteur de 45% (soit 700 euros sur un achat de 1600 euros).
L'objectif est de promouvoir l'installation d'au moins 3000 appareils en 2008.
Du coté des entreprises, il y a déjà plusieurs milliers de défibrillateurs installés. Par exemple, le groupe d'hôtellerie Accor dispose de 1.500 défibrillateurs…
La France en avance sur le monde ? Non, l'Autriche et la Grande-Bretagne, mais aussi les villes de Chicago ou Seattle aux Etats-Unis ont déjà installé des défibrillateurs dans les lieux publics.
A Seattle, le taux de survie après arrêt cardiaque est passé à 30%...
Pour finir, je tenais a souligner l’initiative de l’association Malaïkas qui a décidé de former des élèves de 6ème (dans le 13e arrondissement de Paris) sur la « prévention et les conduites à tenir en cas d'incendie ».
Cette association est née de l'incendie du boulevard Vincent-Auriol (13e) qui avait fait 17 morts dont 14 enfants le 26 août 2005.
Pour son président, le but serait de former tous les élèves de 6e de France, pour que d’ici dix ans, une génération entière ait les bons réflexes en cas d’incendie.
Quelques informations sur les incendies à domicile :
- 23 % des incendies se déclarent dans la chambre.
- 25% des sinistres sont dus à une installation électrique défectueuse…
Il faut encourager notre gouvernement à suivre cette initiative et la développer en instaurant des formations de secourisme (il ne faut pas se limiter aux incendies) à tous les 6ème !
A voir : http://www.1vie3gestes.com/
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