Quand une société délocalise de Chine… pour revenir en France !

Publié le par Geoffroy, Bloggeur UMP

Le fait est rare (quoique ?) et mérite d’être signalé. En effet, une société (Samas - 360 millions de CA, dont 97 en France) de fabrication de meuble de bureau a décidé de relocaliser ses infrastructures en France…
Tout commence en 2000. Elle décide alors de transférer en partie sa production en Chine pour dégager une plus grande rentabilité (Estimation d’économie de 22%)…
Hélas, ces fameuses économies n’ont pas vraiment eu lieu…
A leur arrivé, ils ont été emballé par les salaires chinois… Qui sont huit fois inférieur à ceux des français !
Mais il n’avait pas prévu que le manque de formation et une mauvaise implication des chinois entrainerait une production bien plus faible… Le PDG déclarera même : « quatre ou cinq salariés étaient nécessaire pour faire le travail d’un français »…
Mais le point qui fâche le plus, fut le prix du transport… Surtout que le pétrole a doublé entre 2000 et 2006 ! Autant produire des puces, des t-shirts, des jeans, cela revient à quelques centimes par unité, autant le transport d’un caisson de bureau coute beaucoup plus… A ce transport plus cher, il faut ajouter une réactivité plus longue… Il fallait six semaines depuis la Chine pour pouvoir présenter un prototype… En France, il n’en faut plus qu’une !
Et cela sans compter la rotation importante du personnel, en particulier des managers chinois très demandé et la baisse de qualité des produits et le risque de se faire copier plus facilement par un concurrent 100% chinois…
 
Ils avaient espérer 22%, ils ont eu en réalité entre 11% et 13% d’économies… Et ce compter les désagréments… La relocalisation avec une bonne réorganisation de la production a conduit à supprimer l’écart entre la Chine et la France... Il y a donc eu la mise en place de la polyvalence des postes et la souplesse du temps de travail en fonction des commandes en France. L’entreprise a pour sa part investi 400.000€ dans l’entreprise française pour la moderniser. Résultat : En 2007, il y eu un doublement de la production française et l’emploi de 15 intérimaires (qui pourrait se transformer en CDD voir CDI si les demandes continue…)
 
Pour information, Atol a lui aussi relocaliser sa production de lunette fin 2005…
 
Comme quoi, avant de délocaliser, il faut faire attention à tout. Car si on connaît bien les défauts de la France, le soleil chinois cache des défauts peut-être plus pénalisant…
 
Src : Revue de presse présente sur le site de Samas
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Publié dans Economie

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