Malgré la défaite face au peuple, il faut toujours réclamer le pouvoir…

Publié le par Geoffroy, Bloggeur UMP

Oscar Temaru a perdu aux législatives…
Pourtant, cela ne l’empêche pas de vouloir le pouvoir. Avec quatorze élus de la coalition indépendantiste UPLD, il a déposé à l'Assemblée de Polynésie Française une motion de censure (le 12 janvier dernier, il en avait déposé une première qui avait été rejeté) contre le gouvernement autonomiste de Gaston Tong Sang (Tahoera'a Huiraatira).
Rappelons que le Tahoera'a est soutenue par l'UMP tandis que l'UPLD est soutenue par le PS.
 
Cette semaine, cette motion a été soumise au vote des représentants de l'Assemblée de Polynésie. Pour être adoptée, elle devait être votée par au moins 29 élus de la chambre (sur les 57 membres). En effet, seuls 27 élus ont voté en faveur de la motion de censure.
 
En même temps, cela est peut-être un peu normal devant les déclarations de l’UPLD.
Antony Geros lançant « un appel pour demander aux gens intègres de rejoindre l'UPLD dans le cadre de cette motion de censure »
Quant à Oscar Temaru, il se permet de déclarer que « la population n'a jamais accepté le renversement de notre gouvernement (...) Si on enlève les voix des étrangers qui votent dans ce pays, je dirais que la majorité de la population souhaite qu'on rende la parole au peuple ». Dénonçant encore une fois « le coup d'État » organisé en décembre dernier par le gouvernement central et les "tentacules de l'UMP" en Polynésie…
A-t-il oublié qu’il a perdu avec plus de 8% de voix d’écart ? Et que dans la deuxième circonscription c’est avec plus de 13% d’écart ?
Mais surtout, comment le PS peut encore oser soutenir un parti dont le leader considère les français comme des « étrangers » ou des « colons » ???
Le parti Heiura-les Verts Polynésiens déclarera : « Le résultat du scrutin, qu'il plaise ou non, est le fruit d'un vote démocratique (...) Stigmatiser de colons et d'étrangers des électeurs d'un autre bord, c'est maladroit ».
Je serais encore plus tranché en disant que c’est même raciste et tendant à la limite de la création d’un apartheid polynésien !
Le gouvernement de Polynésie française, le président de l'Assemblée de Polynésie, Édouard Fritch, le parti Rautahi de Jean-Christophe Bouissou, le Taatiraa No Te Hau de Robert Tanseau mais aussi l'association polynésienne socialiste (APS) ont d’ailleurs vivement condamné les propos « racistes et xénophobes » tenus par certains élus de l'UPLD à l'extérieur et dans l'enceinte de l'hémicycle…
Car non content d’accuser les étrangers, la représentante UPLD Tamara Bopp Du Pont, a osé déclarer : « Aux îles Cook, ils se sont installés (...) Je nous dis, à nous, de nous méfier. Les Chinois, ils veulent s'incruster partout. Je ne suis pas contre les Chinois, mais qu'ils restent chez eux ».
En France, on veut contrôles l’immigration. En Polynésie, l’UPLD, soutenu par le PS, ne veut pas d’étranger (et même de français) du tout !
 
Src : Tahiti presse
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Publié dans Polynésie

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