Les résultats de la politique de Nicolas Sarkozy
La délinquance, avec 3.725.588 crimes et délits constatés, a enregistré une baisse de 1,33% en 2006. Elle avait augmenté de 17,8% entre 1997 et 2002, elle a reculé de 9,4% depuis 2002 !
Le nombre d'atteintes aux biens a baissé de 3,76% par rapport à 2005. Ce nombre, 2.534.597, représente 68,03% des faits constatés en 2006. Depuis 2002, il a baissé de 18,14% (3.096.305 faits en 2002).
Les infractions économiques et financières (334.064 faits) ont augmenté de 4,83%. Mais depuis 2002, elle ont baissé de 5,99%. Leur proportion dans l'ensemble des faits constatés est restée stable (8,97% en 2006 contre 8,64% en 2002).
Les violences contre les personnes (en particulier, les violences physiques non crapuleuses, les violences gratuites contre les forces de l'ordre ou les violences privées qui représentent 5% de la délinquance générale) sont en hausse de 5,55%. Sur la durée du quinquennat, la violence contre les personnes a grimpé de 13,94%. Ces atteintes volontaires, au nombre de 434.183 en 2006, ont vu leur part dans la délinquance générale (11,65%) augmenter de 6,98% par rapport à 2005 (10,89%). En cinq années ces violences ont progressé de 13,94%.Elles avaient augmenté de plus de 40% entre 1997 et 2002. La progression est donc moins importante…Pourtant, il reste encore beaucoup de travail dans la prévention de ces délits, mais surtout dans l’inculpation et la condamnation de leurs auteurs.
Le nombre de violences sexuelles (22.864) a diminué de 39,53% depuis 2002. Les viols (9.784) ont baissé de 6,91% et les harcèlements ou agressions de 17,58%. Notons que les violences sexuelles sont en hausse de 2,1 % à Paris.
Les homicides et tentatives (1.950) ont diminué depuis 2002 de 25,52%.
La gauche déclare que les moyens supplémentaires ont été trop concentrés sur les centres-villes et non dans les zones de non droit ou dans les collèges et lycées.
Pourtant, plus de 1 100 personnes ont déposé une plainte pour violences physiques dans le seul XIème arrondissement (ce n’est pas le XVIème, mais ce n’est pas une zone de non droit pour autant…). Près de 450 victimes ont été agressées gratuitement, 17 % de plus que l'année précédente, soient 41% de tous les faits constatés. Les 650 autres ont été frappées avant d'être dépouillés par des bandes. Les auteurs sont souvent des groupes de trois à sept personnes en capuche, jeunes, souvent mineurs. Les victimes, des deux sexes, ont entre 15 et 75 ans… A noter que quand les victimes obtempèrent sans rien dire, elles « ne reçoivent parfois qu'une claque » selon le commissaire Chaluleau. Des fois, la bande continue à donner des coups même lorsque le vol a déjà été commis... Ils agissent souvent à mains nues, mais possèdent parfois un couteau ou un cutter….
Le butin est pourtant insignifiant : un téléphone portable, un iPod ou une carte de crédit…
Le problème est que ces vols avec violences sont parmi les infractions les plus difficiles à élucider. En effet, les attaques sont commises de façon aléatoire… Sans lieu précis… De plus, les victimes sont choquées et fournissent des descriptions confuses de leurs agresseurs.
Cependant, la police du XIème en a fait sa priorité. Cela s'est traduit par un taux d'élucidation de 48,17 %.
Récemment, une mère de famille a été plaquée au sol par deux inconnus. Sa tête a heurté l'arrête d'un trottoir, elle a du être trépanée extremis à l'hôpital Saint-Antoine... À 27 ans, elle a failli perdre la vie pour à peine 30 euros !
Partons pour
Les vols avec violences ont augmenté de 15,95 % en 2006 pour atteindre le chiffre de 13.199 faits rapportés. Le taux moyen d'élucidation des vols avec violence est de 8,72 % (25 % pour l'ensemble de la délinquance)…
La première cause de ces vols avec violence est le sentiment d'impunité que certains délinquants ressentent. En effet, les chiffres le confirment... Peu de délinquants seront arrêtés. Sachant que la majorité d'entre eux sont mineurs, ils auront des peines réduites voir inexistantes…
Notons tout de même que la nouvelle brigade de répression des actions violentes mise en place en mai 2006 à l’air de permettre de résoudre plus efficacement les affaires. Environ 1.900 mineurs ont été déferrés au parquet en 2006. Pour les faits les plus graves, la procédure de jugement à délai rapproché, qui permet de juger un mineur dans un délai entre dix jours et un mois, a été utilisée 52 fois contre 5 en 2005.
La gauche déclare que ces chiffres ne sont que les crimes et délits enregistrés (plaintes) ou révélés (interpellations) par la police et la gendarmerie, et non pas tous les crimes et délits… l’Observatoire national de la délinquance a d’ailleurs publié une enquête de victimation auprès de la population. Elle conclut que plus de 12 millions de faits de délinquance auraient été commis en 2005, soit trois fois plus qu’enregistrées dans les commissariats et gendarmeries... Cependant, même si c’est la réalité du terrain, peut-on conclure que la délinquance n’a pas baissé ? Y’a-t-il des enquêtes postérieures de ce même type pour pouvoir effectuer une comparaison ? Comparons ce qui est comparable…
La seule chose qu’il faut souligner et dénoncer par cette enquête, c’est la non déclaration de tous ces délits ! Les raisons diffèrent, mais le prochain gouvernement devra les résoudre : procédure trop longue, victimes pas assez protégées comparé à son délinquant présumé…
Concernant les sans papiers, il y a eu un peu plus de 24 000 expulsions. Je voudrais juste poser une question simple : pourquoi les personnes qui ne respectent pas la loi, qui protègent des sans papiers ne sont-ils pas punis ? La loi n’est-elle pas la même pour tous ? Le début de la délinquance et de la défiance de l’autorité commence aussi quand l’on passe au dessus de la loi et qu’on n’est jamais inculpé…
Pour conclure, je poserais une question à la gauche. Peut-on reprocher et tenter sans arrêt d’interdire au gouvernement d'employer la manière forte et ensuite lui reprocher de ne pas l'avoir utilisée ?