La politique et léducation nationale
Roland Veuillet mène une seconde grève de la faim depuis un mois (La précédente avait duré 39 jours). Ce CPE (conseiller principal d’éducation) âgé de 50 ans et syndicaliste actif en poste au lycée Dhoda à Nîmes avait soutenu en janvier 2003 une grève de surveillants qui s’était étendue à l’ensemble de Roland Veuillet a été suspendu, puis est passé devant le conseil de discipline avant d’être muté à Lyon. L’administration a justifié sa décision en évoquant un «comportement agressif et violent» qu'il aurait eu envers des fonctionnaires de son lycée. Lui ne cesse d’y voir «un acte antisyndical caractérisé». Pour cette nouvelle grève de la faim (la nouvelle mode pour tout se faire pardonner… - Une grève de la faim n’est-ce d’ailleurs pas une forme de tentative de suicide ?), il s’est installé dans un camping-car devant le tribunal administratif de Lyon où son dernier recours a été rejeté. La cour administrative, qui ne juge que la forme, n’a pas accepté son recours mais a semblé être en accord avec l’avis du Conseil supérieur de la fonction publique qui a demandé la levée de la sanction en 2006. Depuis le début de sa grève de la faim, Roland Veuillet a d'ailleurs reçu trois lettres lui indiquant qu’il risquait une radiation des cadres pour abandon de poste… Pourquoi les syndicats sont choqués ? On a le droit de ne plus venir travailler pendant un mois sans avoir de sanction ? Vive le syndicalisme ! D’ailleurs, lors d’une conférence de presse les syndicats SUD Education, Snes, FSU, VNT et SNCA ont tenu à rappeler leur soutien à Roland Veuillet et ont condamné ce qu’ils qualifient de «despotisme de la haute fonction administrative de l’éducation nationale». Et oui, en France on a le droit de profiter de son statut pour amplifier un conflit, utiliser les moyens de l’état, nuire au plus grand nombre, risquer la sécurité de certains… sans jamais être condamné… Limite, il faudrait leurs donner une médaille !
Maurice Rasjfus, président de l’Observatoire des libertés publiques, a dénoncé une situation «ou la sanction remplace le dialogue» et où «être syndiqué transforme un enseignant en suspect». Par ailleurs, le sociologue et écrivain Philippe Corcuff se mettrait en grève de la faim aux côtés de Roland à partir du 31 janvier.
Enfin, un manifeste de soutien signé par près de 50 personnalités (dont Albert Jacquart, Scharb, Monseigneur Gaillot) circule sur Internet.
D’ailleurs, y’a-t-il une des condamnations pour les proviseurs qui ont fermé des collèges, lycées, universités pour augmenter la crise du CPE ? Ont-ils été condamné pour avoir empêché ceux qui voulaient travailler de le faire ? N’y a-t-il pas un droit à l’éducation ???
Et les professeurs qui ont milité durant leurs cours n’ont rien eu non plus ?
On veut une école laïque sans religion… Il sera souhaitable quel soit sans politique également ! Les personnes qui ne respectent pas cela doivent être condamnées pour faute lourde, n’en déplaisent aux syndicats !