Réforme des régimes spéciaux 3
Après la fin de semaine de grève, une semaine à moitié suivi, les cheminots (SNCF, RATP) vont bientôt remettre cela.
Bien qu’ils aient eu du mal (plusieurs syndicats voulaient continuer la grève du 18…), les syndicats ont finalement réussis à reconstituer un front uni.
La prochaine offensive est prévue le 13 novembre à partir de 20 heures. Ainsi, sept syndicats (CFDT-Transports, CGT, Sud Rail, Unsa, FO, CFTC, CFE-CGC) de la SNCF et plusieurs (pour l’instant, Sud-Rail et la CGT) de la RATP ont déposé un préavis de grève reconductible par tranche de 24 heures…
Des discussions ont eu lieu entre les syndicats et le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité. Malgré les négociations, les syndicats sont contre ces réformes…
C’est vrai que pour eux, rien ne peux être discutables… Ou du moins tout, tant qu’aucun avantage n’est attaqués…
Le gouvernement a fixé un objectif (la durée de cotisation), les syndicats ne veulent pas céder sur cet unique point… Pour eux, tout doit se discuter…
Cependant, on ne pas peut dire, on va réformer, on va améliorer et rendre plus juste un régime, sans avoir fixé ce qu’il faudra réformer. Certaines choses devant être faite, contre d’autres avantages, par exemple, un salaire proche de ceux du privé (bien qu’ils soient dans certains métiers, mieux payés dans le public que dans le privé…), tout en conservant la sécurité de l’emploi…
D’ailleurs, si quelqu’un connaît le salaire d’un conducteur de train de fret autre que la SNCF, cela serait intéressant de pouvoir faire une comparaison. :)
Mardi, le ministre du Travail a assuré qu'un agent bénéficiant d'un régime spécial qui travaillerait 40 ans, n'aurait pas un euro de moins dans le calcul de sa pension (alors que le système de décote devait s’appliquer progressivement. Que jusqu’en 2018, il ne jouerait pratiquement pas, mais serait mis en place complètement en 2024).
La réforme des régimes spéciaux risque de tourner cours… Ils travailleront, à terme, 40 ans (en 2012 - contre 41 voir 42 ans pour le privé), mais garderont tous leurs autres avantages (calcul très avantageux de leur pensions, reversions importantes, etc.)
Mais même cela, c’est déjà trop pour eux, ils veulent garder tous les avantages… Ainsi, Bernard Aubin (CFTC-transports) a déclaré : "Grosse déception, rien de neuf à l'horizon. Le ministre s'est livré à une nouvelle explication de texte sur son projet de réforme, sans lâcher la moindre concession"… Dire que tout est négociable, sauf la durée de cotisation, c’est ne pas faire la moindre concession… J’ai plutôt l’impression que les syndicats ne veulent pas discuter. Ils ont des avantages et ils veulent les garder ad vitam aeternam !
D’ailleurs, il faut savoir que les conducteurs de la SNCF bénéficient d'une bonification leur permettant de cotiser 32,5 années au lieu de 37,5, après vingt-trois ans de conduite… Après la réforme, ils cotiseront 35 ans au lieu de 40 (Src : 20 minutes).
Quand aux conducteurs recrutés après 2009, qui n'auront plus droit à cet avantage, la SNCF devrait mettre en place un compte épargne temps.
Celui-ci permettra soit de partir en retraite plus tôt, soit de les convertir en salaire.
Revenons rapidement sur la grève du 18 octobre.
Selon une note interne de Bercy (Le Figaro Economie), le coût socio-économique s'est élevé à 150 millions d'euros pour la région Ile-de-France.
Ces 150 millions d'euros sont pour moitié supportés par les entreprises, pour l'autre par les salariés.
La RATP estime qu'une journée de grève lui coûte 700.000 euros net. La perte de recettes des "voyageurs billets" est d'environ 2 millions d'euros, mais comme aucuns trains ne circulent, cela génère des économies de salaires et d'énergie…
Dans le secteur de l'énergie (EDF, GDF, etc.), la CGT et FO ont également appelé à la grève.
Pour finir, une petite question, c’est quand l’ouverture à la concurrence des transports en communs ?
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